L’Abyssin

Les origines :

Le lieu de naissance de l’abyssin ne se situerait ni en Abyssinie, ni en Égypte, mais dans le sud-est asiatique, au bord de l’océan Indien[2]. Toutefois, il se peut que la race soit africaine[3]. Il se pourrait même que l’Abyssin soit l’héritier du chat sacré de l’Égypte antique.

Le premier chat importé en Europe est « Zula »[2], un magnifique mâle, rapporté d’Abyssinie (actuelle Éthiopie) en 1868 par un certain maréchal Sir Robert Napier, un diplomate anglais en mission à Addis-Abeba (Capitale de l’Abyssinie)[3]. C’est pour cette raison que la race fut appelée abyssin. Zula venant d’Abyssinie, on donna à cette nouvelle race le nom du pays d’où il provenait. Le ticking de Zula pourrait provenir du Chat sauvage d’Afrique ou serait le fruit de l’élevage de chats tabby en Grande-Bretagne[4].

Cette race fut fixée et améliorée en Angleterre. Les éleveurs l’ont perfectionnée en la croisant avec le British Shorthair, et ont notamment travaillé à l’obtention d’une silhouette fine et à l’amélioration de la robe[2]. L’abyssin fut alors surnommé « bunny Cat » (en français chat-lapin), à cause de son pelage semblable à celui du lièvre[2].

Après quelques années de croisement, l’abyssin fut exposé pour la première fois au Crystal Palace à Londres, en 1871[4]. Et c’est en 1882 que la race fut enfin reconnue en dehors de la Grande-Bretagne. Les critères de jugement furent quant à eux établis dès 1889[4]. La race faillit s’éteindre au début du xxe siècle[5].
En 1909, l’abyssin arrive aux États-Unis, mais n’y deviendra populaire qu’à partir des années 1930, après la reconnaissance de la race par le CFA en 1917[4]. Les Français, quant à eux, ne le découvrent qu’en 1927 lorsque la FFF reconnut enfin la race[4].

Le premier club dédié à l’abyssin se nomme « Abyssinian Cat Club ». En France, une brochure bimensuelle, « Aby Boom », retrace les activités variées des éleveurs d’abyssins[2]. Sur le continent européen, l’élevage fut freiné pendant la Première Guerre mondiale mais a bien redémarré depuis[6].Il s’agit de la cinquième race la plus populaire en Amérique du Nord : elle fait notamment partie des dix races préférées aux États-Unis[5]. La race continue d’évoluer, tant au niveau du pelage qu’au niveau de la morphologie de la tête[7].

Les couleurs :